Le pancréas articificel :le Pr Renard nous en dit plus !

Le pancréas artificiel, c’est pour demain ! 

Quel diabétique traité par insuline n’a jamais rêvé du pancréas artificiel ? Plus de piqures au doigt pour mesurer sa glycémie, plus d’injections d’insuline plusieurs fois par jour, plus de calcul de la dose d’insuline … La réalisation de ce rêve est pour bientôt !

 

 

Après les progrès réalisés dans la fabrication d’insulines reproduisant au mieux la sécrétion d’insuline naturelle, dans la performance des stylos injecteurs et dans la technologie des lecteurs de glycémie, une étape a été franchie au XXe siècle avec la disponibilité des premières pompes à insuline. Avec le pancréas artificiel, c’est un pas de géant qui va être fait dans la prise en charge des diabétiques sous insuline.

Le professeur Eric Renard (CHU, Montpellier), grand spécialiste du pancréas artificiel, nous en dévoile tous les « secrets ».

 

La pompe, une simplification non négligeable

Les patients diabétiques traités par pompe le disent, leur vie est simplifiée, car la pompe remplace les injections quotidiennes d’insuline. Mais elle ne les affranchit pas des piqures au bout du doigt pour régler le débit de la pompe. Un progrès toutefois bien apprécié … même si « ça ne marche quand même pas tout seul » !

 

Les capteurs de glucose, une avancée de plus

Des systèmes de capteur de glucose ont été développés ces dernières années : il s’agit de petites aiguilles souples qui sont glissées sous la peau et qui vont mesurer le taux de glucose en continu, libérant ainsi les patients des contrôles glycémiques au bout du doigt.

Certains patients traités par pompe à insuline possèdent de tels capteurs, qui les affranchissent des contrôles glycémiques. Il peuvent régler leur pompe de façon assez précise pour obtenir, la plupart du temps, de bons résultats. Mais une contrainte importante subsiste : la prise de décision, car les patients doivent encore régler le débit de leur pompe en fonction de leur glycémie.

 

Le pancréas artificiel : la « rolls » du traitement par insuline

Un logiciel en plus, et la boucle est bouclée …

Le pancréas artificiel dispose en effet d’un logiciel qui va prendre en compte les informations du capteur de glucose et calculer, en fonction de la glycémie, la quantité d’insuline que la pompe doit envoyer pour maintenir une glycémie dans les limites de la normale.

 

Mais où héberger le logiciel ?

Lors des premiers essais de pancréas artificiel, le logiciel était hébergé dans les ordinateurs portables, ce qui n’était pas très compatible avec une utilisation en ambulatoire … Depuis 2011, les logiciels peuvent être hébergés dans les smartphones et même directement dans les pompes, option qui sera retenue lors de la commercialisation des premiers pancréas artificiels.

 

 

 

Le pancréas artificiel associe donc :

– la mesure de la glycémie en continu ;

– le calcul de la dose d’insuline nécessaire pour que la glycémie reste normale ;

– la transmission des messages à une pompe qui injecte de l’insuline.

 

Il s’agit d’une insulinothérapie en boucle fermée c’est-à- dire que l’insuline envoyée par la pompe va faire changer la glycémie qui, elle même, va réguler la quantité d’insuline administrée.

 

Le pancréas artificiel va donc transformer la vie des patients diabétiques traités par insuline : une révolution thérapeutique et un rêve exaucé pour des millions de patients dans le monde !

 

Docteur Catherine Bouix

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  • Yoto juillet 13, 2016, 7:53

    C’est une perspective que nous diabétiques insulino dépendants attendons avec bonheur. L’intervention est de quel genre?

    Répondre